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Photographe Perpignan - Occitanie

Paysages du monde

  • Photo du rédacteur: rochasd
    rochasd
  • 8 mai
  • 1 min de lecture

Il existe des endroits où l'on cesse d'être pressé.

Pas parce qu'il ne se passe rien. Parce qu'il se passe trop. Le rouge de l'Australie au crépuscule, la verticalité silencieuse de la Nouvelle-Zélande, le vent de Patagonie qui traverse les vêtements et quelque chose de plus profond encore. On ne regarde plus, on reçoit.


Il y a ce moment, dans les grands espaces, où le corps comprend avant la tête. Une lumière rasante sur l'Altiplano, un ciel d'Islande qui n'en finit pas de brûler à minuit, et soudain on est petit, vraiment petit, et c'est un soulagement immense. On pose le poids de soi-même.


Dans les Pyrénées, dans les Highlands, sur les côtes sauvages du nord de l'Espagne, la nature ne cherche pas à impressionner. Elle est là, simplement, depuis avant nous. Et c'est cette indifférence bienveillante qui touche le plus. On n'est pas le centre. On fait partie du décor, enfin.


L'émerveillement, ce n'est pas un cri. C'est un silence intérieur qui s'installe sans prévenir. Une respiration qui change. L'impression fugace, et pourtant certaine, qu'on est exactement là où il fallait être.


Ces paysages n'ont pas besoin de nous. C'est peut-être pour ça qu'on y revient.




 
 
 

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